MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION EN REPONSE A LA RESOLUTION 2019 / 2691 (RSP) DU PARLEMENT EUROPEEN SUR LE CAMEROUN

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION EN REPONSE A LA RESOLUTION 2019 / 2691 (RSP) DU PARLEMENT EUROPEEN SUR LE CAMEROUN

Yaoundé, 22 avril 2019

Mesdames, Messieurs,
Le Gouvernement camerounais a pris connaissance de
la « Résolution du Parlement européen sur le Cameroun,
adoptée le 18 avril 2019.
Une Résolution, qui, entre autres, et en substance :
– dépeint littéralement la situation socio-politique au
Cameroun, en faisant abstraction de toutes les mesures idoines
prises par les autorités de l’Etat, au regard des multiples enjeux
sécuritaires auxquels notre pays a dû faire face ces dernières
années ;
– jette le discrédit sur l’élection présidentielle organisée au
Cameroun, le 07 octobre 2018 ;
– fustige les dispositions pertinentes et essentielles de
notre Constitution, loi fondamentale et émanation de la volonté
du peuple camerounais, souverain ;
– incrimine les Forces Nationales de Défense et de
Sécurité, accusées « de violations des droits de
l’Homme » ;
– affirme que des tensions existent au Cameroun entre
francophones et anglophones, et que les régions
anglophones subissent des discriminations ;

– accuse les autorités camerounaises d’obstruction sur
les libertés publiques, notamment :
 d’avoir « restreint la liberté d’expression » ;
 d’avoir « réagi d’une manière disproportionnée, en
organisant des procès militaires contre certains membres
de l’opposition » ;
 d’avoir réprimé les manifestations, en faisant un
usage abusif de la force » ;
– désapprouve la loi camerounaise sur l’homosexualité.
Le Gouvernement camerounais s’élève radicalement
contre cette Résolution du Parlement européen, et exprime
son indignation face à un acte empreint de partialité, qui
s’apparente à une kyrielle de contre-vérités, d’affirmations
gratuites, de récriminations infondées, et d’injonctions
assorties de chantage, dirigés contre les autorités
camerounaises et nos Forces de Défense et de Sécurité.
Le Gouvernement camerounais réaffirme que le
Cameroun est, et demeure, un Etat souverain et de droit, et
qu’il est de sa responsabilité de conduire le destin du
Cameroun, au mieux des intérêts de tous les Camerounais,
et dans le respect des valeurs fondamentales de la
République.
Il en découle que c’est au peuple camerounais, et à lui
seul, qu’il incombe de se doter des institutions de son

choix et des lois qui régissent la vie de la Nation, tout
comme, c’est à lui qu’il appartient de désigner celle ou
celui appelés à présider aux destinées de la Nation
camerounaise.
C’est dire, que le Président Paul BIYA a été porté à la
tête de l’Etat, par le peuple camerounais, avec un score
sans appel de plus de 71%, et que sa réélection ne souffre
pas la moindre contestation.
Par ailleurs, il est spécieux voire inexact, d’affirmer
que « des tensions existent entre francophones et
anglophones, que les régions anglophones subissent des
discriminations », ou qu’il existe une option, sinon une
politique délibérée visant à consacrer le primat de la
composante francophone ou d’un ordre culturel et juridique
francophones : le Français et l’Anglais, faut-il le rappeler,
sont nos deux langues officielles d’égale valeur.
De surcroit, Francophones et Anglophones vivent en
bonne intelligence sur toute l’étendue du territoire national,
et, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA,
n’a de cesse d’œuvrer à la consolidation de l’unité et de
l’intégration nationales, en stigmatisant les replis
identitaires, les tendances tribalistes, ethnicistes ou
régionalistes, en veillant à ce que toutes les composantes
de la Nation Camerounaise participent à divers degrés à la
gestion des affaires publiques.
Qui plus est, les revendications corporatistes
exprimées il y a quelque temps par certains syndicats du
secteur de l’éducation nationale et par un groupe d’avocats
originaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ont
trouvé des réponses appropriées.
Toujours dans le sens de la consolidation de l’unité
nationale et du vivre ensemble, le Chef de l’Etat a mis en
place des instances et des structures de participation
inclusive à la vie nationale, au premier rang desquelles
aujourd’hui, la Commission Nationale de Promotion du
Bilinguisme et du Multiculturalisme, désormais à pied
d’œuvre.
D’autres mesures, et pas des moindres, ont été prises
par le Chef de l’Etat, pour créer un climat d’apaisement et
favoriser le retour au calme, telles que les deux vagues
d’arrêts des poursuites, ordonnées en faveur de 55, puis de
289 personnes en proie à des procédures judiciaires
engagées contre elles, pour des actes hautement
répréhensibles, commis dans le cadre de la crise dans les
régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
A cela s’ajoute, le lancement du Plan d’Assistance
Humanitaire d’Urgence, d’un montant de près de 13
milliards de francs FCFA, destiné à rétablir un cadre de vie

propice à l’épanouissement et au développement des
communautés affectées par les violences terroristes dans
les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Autant d’initiatives concrètes qui démontrent à
suffisance toute l’attention, la sollicitude et l’empathie
que portent le Chef de l’Etat et le Gouvernement aux
populations des deux régions concernées.
Au plan politique, le processus de décentralisation
inscrit dans la Constitution, connait une accélération
certaine, d’abord avec la création d’un Département
ministériel en charge de la Décentralisation et du
Développement Local.
En plus, la loi des finances 2019, est venue donner
corps à cette dynamique, en allouant un budget de plus de
45 milliards de francs CFA à ce Département ministériel.
Dans le même sens, le Premier Ministre, Chef du
Gouvernement, a signé en date du 22 février 2019, un
décret fixant à près de 50 milliards de FCFA, la dotation
générale de la décentralisation, qui se trouve ainsi

multipliée par cinq, par rapport à celle de l’année
précédente.
De ce point de vue, les objectifs à court terme
assignés au processus de décentralisation, vont dans le
sens notamment, d’un élargissement du champ des
compétences transférées aux communes, de la mise en
place d’une fonction publique locale et de la création de
nouveaux impôts et taxes au profit des communes, avec à
la clé, un nouveau régime financier pour les collectivités
territoriales décentralisées.
Par ailleurs, au mois de mars 2019, le Parlement a
affiné le dispositif servant de cadre juridique à la mise en
œuvre du processus de décentralisation en modifiant la loi
portant code électoral, pour, d’une part, fixer les
modalités de candidature à l’élection des Conseillers
régionaux, et d’autre part, fixer le nombre, la proportion
par catégorie et le régime des indemnités servis aux
Conseillers régionaux.
Des mesures, parmi tant d’autres, qui apportent une
réponse aux aspirations profondes de nos populations,

singulièrement celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à
prendre en main, mieux que par le passé, la gestion des
affaires locales.
Sur un tout autre plan, et toujours dans la perspective
d’un retour à la paix, le Chef de l’Etat a mis sur pied un
Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de
Réintégration, à l’intention des ex – combattants de Boko
Haram et des bandes armées du Nord-Ouest et du SudOuest.
Là encore, on peut voir et apprécier toute l’étendue de
l’engagement du Chef de l’Etat à restaurer la paix dans les
régions en proie à l’insécurité, non pas seulement par le
recours légitime à la force, mais par les voies du dialogue,
de la sensibilisation, par la main tendue à celles et ceux
des compatriotes dévoyés qui souhaitent retrouver le droit
chemin et apporter leur pierre à l’édifice.
Par ailleurs, le Gouvernement s’inscrit en faux contre
les accusations « d’exactions et autres graves atteintes
aux droits de l’Homme dirigées sur des cibles civiles »
portées à l’endroit des Forces Nationales de Défense et de

Sécurité, dans la lutte qu’elles mènent contre les bandes
armées de sécessionnistes dans les régions du NordOuest et du Sud-Ouest, en même temps qu’il leur est
reproché de façon récurrente, « de soi-disant actes de
torture, des exécutions extrajudiciaires, l’usage excessif de la
force, et autres incendies de maisons et des biens appartenant
aux populations. »
Comme nous l’avons indiqué en d’autres circonstances,
toutes ces affirmations ne correspondent nullement à la
réalité et à la véracité des faits sur le terrain.
Nos forces républicaines dont la vocation est placée
sous le signe de l’honneur et de la fidélité, ne sauraient à
la fois venir à la rescousse des populations et en être des
bourreaux cyniques.
Il est du reste curieux que, s’agissant du Cameroun,
l’usage par les forces de maintien de l’ordre de gaz
lacrymogènes et de balles en caoutchouc, matériels non
létaux par excellence, conformes à la réglementation, soit
assimilé à un usage disproportionné de la force.
Pareille qualification n’est pourtant pas observée dans
bien d’autres pays, y compris en Europe, lorsque ces pays
sont confrontés à des troubles à l’ordre public.

Pour autant, si les armes non létales ne sont pas faites
pour tuer, elles ont vocation à dissuader, ce qui, bien
évidemment, peut quelquefois causer des désagréments.
Le Gouvernement dénonce donc une fois encore, cet
acharnement contre le Cameroun, qui traduit comme une
volonté de fragiliser nos institutions et de saper le moral
de nos Forces de Défense et de Sécurité, dans leurs
missions de restauration de l’ordre, de préservation de
l’intégrité territoriale et de protection des biens et des
personnes vivant à l’intérieur de nos frontières ; et ce, au
moment où la situation dans les régions du Nord-Ouest et
du Sud-Ouest est en phase de reprise en main progressive.
Au demeurant, c’est à l’Etat qu’incombe la
responsabilité de garantir le bon ordre au sein de la
République, de préserver l’intégrité territoriale et d’assurer
la protection des personnes et des biens.
Cette mission, l’Etat doit l’assurer sans faillir et sans
faiblir, car il s’agit d’une prérogative régalienne.
Aussi, il faut le redire ;
Contrairement aux allégations plusieurs fois répandues,
les Forces camerounaises de Défense et de Sécurité
accomplissent leur mission, avec professionnalisme et
discernement, avec bravoure, dévouement et un sens aigu
de responsabilité.

Ce faisant, qu’il s’agisse des foyers de crise à
l’Extrême – Nord ou à la frontière Est, le Cameroun a
consenti à accueillir des centaines de milliers de réfugiés
en provenance de pays frères, et à les installer sur le
territoire national, des années durant, leur permettant ainsi
d’échapper aux affres des violences que leur imposaient
différents conflits internes.
En raison de toutes ces marques d’hospitalité, de
générosité, et de tous ces sacrifices, le Gouvernement
camerounais se serait attendu beaucoup moins aux
récriminations du Parlement européen, qu’à sa
reconnaissance, sa solidarité et son soutien.
Le Parlement européen affirme également dans sa
Résolution que « les autorités camerounaises ont restreint la
liberté d’expression à plusieurs reprises, en bloquant l’accès à
l’Internet, en harcelant des journalistes et en les mettant en
prison, en refusant des autorisations à des médias indépendants
et en intensifiant les persécutions politiques contre la presse
indépendante.»
A vrai dire, la réalité est tout autre.
Parlant de l’Internet, le Gouvernement relève que sa
démocratisation est inscrite parmi les priorités de l’action
gouvernementale.

S’agissant du prétendu harcèlement des journalistes,
le Gouvernement réaffirme son attachement à la liberté de
presse, qui est une réalité incontestable au Cameroun, où
aucun journaliste n’est poursuivi pour des raisons liées à
l’exercice de son métier.
Dans le même ordre d’idées et répondant aux
allégations selon lesquelles les autorités camerounaises
s’opposent de manière systématique à la liberté de
manifester publiquement ;
Le Gouvernement tient à préciser que le régime des
manifestations publiques est fixé par la loi, et toute
personne, ou groupe de personnes désireux d’organiser une
manifestation publique, doivent en faire une déclaration
préalable. Il peut arriver, comme dans tous les pays, que,
pour des raisons tenant à des risques d’atteinte à l’ordre
public, une manifestation ne soit pas autorisée. Dans ce
cas, il va de soi que les organisateurs de ladite
manifestation doivent s’abstenir d’aller à l’encontre de la
loi.

Ce sont là également les exigences et les contraintes
de l’Etat de droit que nous construisons et consolidons au
fil des ans.
Le Parlement européen nous fait également grief de
violences à caractère sexiste, et particulièrement à l’égard
des homosexuels.
Le Gouvernement camerounais dénie ces accusations,
en même temps qu’il tient à relever que les pratiques
concernées demeurent illégales au Cameroun et que, de
surcroit, les comportements de cette nature ne
correspondent pas aux traditions, aux valeurs et aux
convictions du peuple camerounais.
S’agissant du dernier point portant sur les nécessaires
clarifications aux allégations relatives à la détention des
membres et sympathisants d’un parti politique, en
l’occurrence, le MRC et son leader Maurice KAMTO, le
Gouvernement rappelle que c’est en date du 26 janvier
2019, que ces personnes ont investi par groupuscules, des
artères des villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bafang,
Bangangté et Dschang, pour y effectuer des marches, en

violation de l’interdiction de manifestations publiques, qui
leur avait pourtant été formellement notifiée par les
autorités administratives compétentes.
Dans le même temps, c’est-à-dire, au cours de cette
journée du 26 janvier 2019, des manifestants se réclamant
du MRC, envahissaient et mettaient à sac des ambassades
du Cameroun à l’étranger, notamment à Paris et Berlin.
C’est sur ces entrefaites que 151 personnes ont été
interpellées dans les heures et jours ayant suivi ces faits,
pour être conduites dans des unités de sécurité à Douala,
puis à Yaoundé.
Ces personnes ont ensuite été placées en garde à vue,
selon le régime des charges alors retenues contre elles.
Présentées devant le Magistrat Instructeur, les 151
personnes interpellées ont été inculpées pour les faits
d’insurrection, hostilité contre la patrie, rébellion,
attroupement, dégradation des biens publics,
manifestation publique interdite, et outrage au Président
de la République. Ces faits sont prévus et réprimés par le
Code pénal camerounais.

Devrais-je donc le redire, les chefs d’accusation ayant
motivé l’arrestation de Monsieur Maurice KAMTO et ses
partisans, ainsi que leur mise en détention provisoire, sont
clairs et conformes aux lois et règlements du Cameroun,
ainsi qu’aux conventions internationales auxquelles notre
pays a librement souscrit.
On ne saurait par conséquent qualifier d’arbitraires
l’arrestation ou la mise en détention de ces justiciables de
droit commun.
Par ailleurs, au terme de leur inculpation, 126 des 151
personnes interpellées ont été placées en détention
provisoire, et 25 autres, mises en liberté sous caution, pour
être poursuivies libres.
Les individus non encore identifiés et ayant posé des
actes d’effraction, de destruction et de mise à sac des
ambassades à l’étranger, sont également poursuivis sous
X, c’est-à-dire contre inconnu.
Comme vous le savez, les personnes inculpées au
Cameroun, sont poursuivies devant le Tribunal Militaire de
Yaoundé.

Rappelons à cet égard que, le Tribunal Militaire fait
partie intégrante de l’organisation judiciaire du Cameroun.
Le Tribunal militaire au Cameroun, nous le répétons,
n’est pas un tribunal d’exception, mais un tribunal à
compétence spéciale.
En d’autres termes, le critère pertinent pour la
compétence du Tribunal Militaire, réside dans la nature de
l’infraction commise, et non pas seulement dans la qualité
de la personne poursuivie.
En l’occurrence, la législation en vigueur dispose
clairement que le Tribunal Militaire est seul compétent – je
dis bien, seul compétent-, pour connaître des infractions
relatives à la sûreté de l’Etat, comme c’est le cas ici,
s’agissant de certaines infractions pour lesquelles les
présents accusés sont poursuivis.
Cela étant, il demeure constant que la procédure
applicable devant le Tribunal Militaire est celle du droit
commun.

De même, le verdict de ces juridictions, quel qu’il soit,
peut être contesté par voie d’appel devant les juridictions
civiles compétentes.
Voilà, Mesdames, Messieurs, pour l’essentiel, les
clarifications qu’appelle la toute récente Résolution du
Parlement européen sur le Cameroun.
Voilà la réalité telle qu’on aurait souhaité la voir
exposée aux distingués Parlementaires de l’Union
Européenne, des Parlementaires de pays dont la voix
compte et porte, et dont on s’attend à ce qu’ils défendent
des causes justes et légitimes, et non pas des prétentions
illégitimes, des enjeux travestis, voire des impostures
brandies à des fins inavouées.
A tout prendre,
Le Gouvernement camerounais estime que cette
Résolution est le produit d’une instrumentalisation où
transparaissent tout à la fois : la candeur, l’ignorance, la
désinformation et la mauvaise foi.
C’est le lieu de déplorer et même de dénoncer avec
véhémence, cette nouvelle tendance, pernicieuse et

infantilisante de certains de nos concitoyens, y compris
celles et ceux qui aspirent à gouverner notre pays, qui
consiste, d’un côté, à importer des donneurs de leçons ou
des justiciers, au mépris des formidables gisements
d’expertises dont regorge notre pays, et de l’autre, à
exporter, par divers canaux, sur les arènes internationales,
les problèmes camerouno-camerounais, sans la moindre
considération pour l’image du Cameroun, pour sa
souveraineté et sa dignité.
Le Gouvernement camerounais en appelle une fois de
plus à leur patriotisme et à leur sens de responsabilité, car
il en va du devenir de notre pays et de notre intérêt
commun.
En tout état de cause, le peuple camerounais n’a
jamais été dupe, il saura dire non à l’inféodation.
Le Cameroun est un pays ouvert à l’amitié et à la
coopération internationales. À ce titre, le Gouvernement
apprécie hautement l’intérêt que portent au Cameroun ses
partenaires européens, et particulièrement, le Parlement
européen.

Le Gouvernement tient d’ailleurs ici, à remercier
vivement les Honorables Dominique BILDE et Jean Luc
SCHAFFHAUSER, pour leurs interventions pertinentes en
faveur du Cameroun pendant les débats sur la Résolution
en question, interventions auxquelles le peuple
camerounais a été très sensible.
Pour autant, si le Gouvernement camerounais n’est pas
fermé aux suggestions constructives, d’où qu’elles
viennent, et les reçoit avec toute l’attention requise, il ne
saurait aucunement accepter des injonctions sur fond de
chantage à peine voilé.
Les problèmes camerouno-camerounais peuvent et
doivent se résoudre au Cameroun, par les camerounais
eux-mêmes, et les dirigeants qu’ils se sont librement
donnés.
Je vous remercie de votre attention./.

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